QUESTIONS ET REPONSES

 

Il semble que mon état de santé s’oppose à la pose d’implants dentaires.état de santé s’oppose à la pose d’implants dentaires.

L’état de mes mâchoires interdirait la pose d’implants.

Combien d’implants faut-il poser pour remplacer plusieurs dents ?

Combien ça coûte ?

Quelle est la durée du traitement ?

Au cours du traitement, vais-je me trouver sans dents pendant 1 ou plusieurs jours ?

J’ai des dents à me faire retirer et je viendrai consulter ensuite pour la pose des implants.

 

 

 

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Il semble que mon état de santé s’oppose à la pose d’implants dentaires.

De ce point de vue, les opinions ont considérablement évolué. En effet, la pose d’un implant dentaire est une chirurgie « propre », le site étant une zone saine. La situation est donc totalement différente des autres interventions de chirurgie buccale où l’on intervient habituellement au niveau d’un site malade, donc au moins enflammée et le plus souvent infecté. Les contre-indications sont donc notoirement réduites et les suites opératoires moins inconfortables. En outre, s’agissant d’une chirurgie prévisible et programmée d’avance, donc non urgente, la préparation médicamenteuse peut être installée sans aucune précipitation en tenant compte de tous les paramètres. Enfin, en cas de doute, un échange avec le médecin traitant est organisé afin de l’informer des conditions de l’intervention et de le faire participer à la préparation du patient, si nécessaire. Les problèmes les plus fréquents sont en rapport avec des problèmes de saignement propre à l’état du patient ou suite à un traitement en cours. Tous les patients bénéficient d’une prévention infectieuse par antibio-prophylactique pendant une dizaine de jours, ne se pose donc plus la question de la focalisation bactérienne pendant ou après l’intervention, même en cas de risque cardiaque, rénal ou autre, En conclusion, il est tout à fait exceptionnel qu’un état de santé, même très problématique, interdise au patient de bénéficier d’implants dentaires.

 

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L’état de mes mâchoires interdirait la pose d’implants.

Il est toujours possible d’installer des implants dentaires. Rien ne saurait s’y opposer et nous avons en main toutes les techniques qui permettent de contourner tel ou tel problème.

Ceci étant posé, moins l’état de mâchoires est favorable et plus complexe et plus longue et parfois plus aléatoire sera la préparation et donc le succès final.

Autrement dit :

Pour résumer, chacune de ces préparations nécessite un temps opératoire et un temps de cicatrisation qui allongent d’autant la durée totale du traitement, chacun de ces intervention présentant les aléas propres à toute intervention, réduisant donc le taux final de succès. Ces considérations nuancent donc le taux de succès et les inconvénients dus à la durée augmentée du traitement.

 

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Combien d’implants faut-il poser pour remplacer plusieurs dents ?

Là aussi les conception ont évoluée et la tendance est d’installer, si possible, un implants par dent à remplacer, le but étant que si un implant venait à être perdu précocement ou plus tard, cela ne représentait pas un échec de la prothèse, c'est-à-dire l’impossibilité de la réaliser ou, ultérieurement, sa perte.

En outre, la demande des patients va souvent à la limite de résistance de ces dispositifs par rapport au support osseux et, dans ces conditions, afin de répartir les forces de la mastication sur le plus grand volume osseux disponible possible, surtout s’il est moyennement calcifié, invite donc à multiplier le nombre de supports.

Pour résumer, on a tendance, par mesure de prudence, d’installer autant d’implants que possible pour assurer la meilleure sécurité à court et à long terme des couronnes et des bridges.

 

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Combien ça coûte ?

En mécanique auto où les pièces sont préfabriqués et les modèles sont montés en grande série, faire faire un devis précis pour une réparation nécessite, outre la connaissance de la marque du véhicule, du modèle, de l’année de construction, de son kilométrage, de la qualité de son entretien, un examen qui le plus souvent nécessite un démontage au moins partiel à l’atelier. Il en est de même pour toutes les artisans qui l’on verrait mal interroger pour la restauration partielle ou complète d’un appartement en leur interdisant de le visiter pour l’examiner de manière précise.

C’est pourquoi les praticiens spécialisés en implantologie dentaire ou même les praticien odontologiste généralistes comprennent mal pourquoi certains patients montrent tant d’impatience à vouloir connaître le coût des traitement implantaires avant même tout examen, et donc tout plan de traitement, voulant parfois même en connaître le montant au cours d’un premier appel téléphonique. La consultation de sites Internet qui listent des montants d’honoraires sont donc en situation de grandement fausser le débat, dans un sens ou dans l’autre.

Pour toutes ces raison, par soucis d’honnêteté, nous nous refusons à produire des montant avant au moins une première consultation soutenue par une radiographie panoramique numérisée (Scanora le plus souvent) et des radiographie de chacun des dents qui environnent la région à traiter. C’est là le minimum sur lequel débouche un échange qui aboutira soit à l’abandon de la relation ou, le plus souvent à l’organisation d’un protocole d’examen précis de la situation qui seul permet de proposer un traitement précis assorti de son enveloppe budgétaire et surtout d’échanges permettant d’intaller une relation de confiance entre le patient et le ou les praticiens qui vont l’aider à finaliser sa démarche.

 

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Quelle est la durée du traitement ?

La durée du traitement est en relation directe avec sa complexité.

Certains voudraient réduire la durée totale du traitement. Si cela est une réponse attentionnée à la demande pressante des patients, notre opinion est que l’état actuel de nos connaissances nous invitent à ne pas modifier les protocoles éprouvés qui apportent le plus de sécurité et qui, par conséquent, réduisent le taux d’échec.

Si certains proposent un traitement global court, nous considérons qu’il s’agit encore pour l’instant de protocoles expérimentaux et de recherche qui demandent à être validés dans la durée et par le nombre.

Pour l’instant, et sans doute pour les années à venir, gagner quelques mois sur un traitement qui mets en œuvre des implants qui resteront en place un très grand nombre d’années ne nous invite pas à prendre le moindre risque pour les patients qui nous font confiance.

 

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 Au cours du traitement, vais-je me trouver sans dents pendant 1 ou plusieurs jours ?

Jamais, à aucun moment, un patient ne doit se trouver sans dents.

Pour préciser, les patients sont toujours équipés de prothèses provisoires, et comme celles-ci sont préparées avant tout acte handicapant, le patient est toujours immédiatement équipé, le jour même. Si ces prothèses sont à l’évidence moins confortables et moins fonctionnelles que les prothèses définitives, elles permettent d’éviter tout handicap professionnel ou privé, les repas devant cependant parfois et pendant de courtes périodes être pris dans l’intimité.

Ceci étant posé, un patient artiste dont les cas était particulièrement complexe, nécessitant un traitement très long, a défini ses prothèses provisoires comme étant un « décor social et narcissique », définition claire pour son cas mais cependant, à notre avis, minimaliste car les repas, même si le confort est moyen, peuvent pris en société pendant la plus grande partie du traitement.

 

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J’ai des dents à me faire retirer et je viendrai consulter ensuite pour la pose des implants.

Notre avis est qu’il faut mettre noir sur blanc tout le plan de traitement avant tout acte, la préparation du patient pour la pose d’implants pouvant parfois débuter dès l’extraction des dents condamnées, extractions qui devront, dans cette optique, toujours être réalisées de la manière la plus conservatrice possible pour l’os environnant.

En outre, afin de ne pas perdre cet l’os, puisque l’os qui entoure les dents disparaît dans les mois qui suivent la disparition de ces dents, l’installation des implants doit intervenir au plus vite, dès la fermeture et la guérison de la plaie, donc en moyenne 4 à 8 semaines après l’extraction. Après ce temps d’attente, le site est guéri d’une éventuelle infection et la gencive est refermée ce qui permet ensuite de protéger les implants de la salive et des bactéries pendant la cicatrisation osseuse.

Certaines situations particulières, l’installation de l’implant au moment même de l’extraction d’une dent condamnée peut être possible, et même apporter d’importants avantages dans certaines situations cliniques, notamment pour la réussite esthétique des dents visibles au sourire.

Donc, pour résumer, faites en sorte que le plan de traitement implantaire soit finalisé avant de faire extraire les racines des dents condamnées.

 

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